Fiche de lecture 2 :

Anxiété, dépression et addiction liées à la communication numérique

Identification

Auteur : Marie-Pierre Fourquet-Courbet et Didier Courbet

Titre : Anxiété, dépression et addiction liées à la communication numérique

Publié le 01 août 2017 dans la Revue française des sciences de l’information et de la communication

Mots clés : "technologies numériques", "usages", "symptômes dépressifs", "FOMO", "nomophobie", "psychologie des médias", "désintoxication digitale"

Analyse du texte

Contexte général de l'article

L'auteur s'inscrit dans un contexte contemporain où l'utilisation des réseaux sociaux est omniprésente, en particulier chez les jeunes. Des études antérieures ont suggéré des liens entre l'utilisation des RSN et des problèmes de santé mentale, ce qui motive la question de recherche sur les mécanismes sous-jacents à ces effets néfastes. Le texte fait référence à des recherches antérieures sur le sujet pour établir une base contextuelle solide.

Idée 1 : Affects négatifs et « addictions » liés aux médias numériques et à internet

La problématique :

Dans quelle mesure les médias sociaux et l'usage d'internet peuvent être des addictions ?

Les hypothèses :

L'étude "The World Unplugged" a démontré l'échec quasi-unanime des étudiants, après 24 heures de déconnexion médiatique, à se libérer de l'emprise des médias et des technologies de communication numérique, beaucoup d'entre eux s'auto-diagnostiquant comme "addicts". Ceci s'explique notamment par la faiblesse de notre capacité à résister au désir d'utiliser les médias, qui surpasse celui d'autres besoins quotidiens tels que manger ou dormir, comme le montrent les travaux de Hofmann et al. De plus, quatre caractéristiques des pratiques médiatiques et numériques, notamment l'habitude forte et l'attrait des activités, rendent difficile le contrôle de ces désirs. Bien que l'addiction à Internet ne soit pas reconnue comme un trouble mental dans le DSM-5, des similitudes neurobiologiques entre les comportements addictifs en ligne et d'autres dépendances pathologiques existent, malgré des différences dans le fonctionnement du système de contrôle inhibiteur du cerveau. La littérature divise les recherches sur les addictions à Internet en trois courants principaux, incluant les addictions sur Internet reproduisant des comportements addictifs hors ligne, les addictions à Internet centrées sur les activités en ligne spécifiques comme les réseaux sociaux, et des modèles compensatoires où l'Internet est utilisé pour échapper aux problèmes hors ligne. Ces recherches soulignent l'importance d'une compréhension approfondie des addictions à Internet et de leurs déterminants pour des interventions efficaces.

Les résultats :

Ainsi les comportements addictifs liés à l'utilisation d'Internet et des médias numériques posent un défi croissant, nécessitant une compréhension approfondie et des recherches plus poussées pour mieux les comprendre et les traiter.

Idée 2 : Symptômes dépressifs et anxiétés associés aux usages intensifs des réseaux sociaux numériques (RSN)

La problématique :

Est ce que l'usage intensif des réseaux sociaux numériques (RSN) peut être à l'origine de symptômes dépressifs et d'anxiétés. ?

Les hypothèses :

Premièrement, une enquête révèle que 48% des jeunes adultes de 18 à 34 ans commencent leur journée en consultant Facebook. Ensuite, une corrélation est observée entre l'activité sur Facebook et une humeur négative post-utilisation des réseaux sociaux, basée sur une étude de Sagioglou et Greitemeyer (2014). Les recherches de Lup et al. (2015) montrent des résultats similaires pour Instagram. De plus, des études de O’Keeffe et Clarke-Pearson (2011) ainsi que Selfhout et al. (2009) mettent en évidence une association entre l'usage intensif des réseaux sociaux et des symptômes de dépression chez les préadolescents et les adolescents, en particulier ceux qui perçoivent un faible soutien dans leurs relations hors ligne. Enfin, des auteurs soulignent le risque d'exposition excessive à Internet, susceptible de conduire à des comportements à risque et à l'adhésion à des idéologies dangereuses.

Les résultats :

Ainsi, l'auteur explore les impacts négatifs de l'utilisation intensive des réseaux sociaux (RSN) sur la santé mentale des jeunes. Par exemple, il existe une corrélation entre l'activité sur Facebook ou Instagram et une humeur négative post-utilisation. De plus, des études indiquent une association entre l'usage intensif des RSN et des symptômes dépressifs chez les préadolescents et adolescents, surtout ceux qui ont des relations hors ligne de faible qualité.

Idée 3 : Un biais de comparaisons sociales défavorables

La problématique :

Quel est l'impact des comparaisons personnelles des socionautes faites par le biais des RSN sur leur vie ?

Les hypothèses :

Feinstein et al. (2013) ont montré que les gens utilisent les réseaux sociaux pour gérer leurs relations sociales, mais les utilisateurs très actifs peuvent se sentir mal en comparant leur vie à celle des autres, ce qui peut causer des problèmes mentaux (sentiment d'insatisfaction, symptômes dépressifs). Ces problèmes sont plus graves lorsque les personnes suivies en ligne sont des inconnus, comme l'ont remarqué Lup et al. (2015). Enfin, selon les recherches de Meshi et al. (2013), même les comparaisons positives sur les réseaux sociaux peuvent ne pas rendre les gens heureux, car cela peut créer une habitude nécessitant plus de comparaisons pour se sentir bien.

Les résultats :

Les utilisateurs intensifs des RSN comparent leur vie à celle des autres en ligne, ce qui peut conduire à un sentiment d'insatisfaction et des symptômes dépressifs. Cela peut aussi se manifester avec les comparaisons positives qui peuvent entrainer une habitude de recherche constante de satisfaction.

Idée 4 : La peur de rater quelque chose (FOMO)

La problématique :

Qu'est ce que la FOMO et par quoi se traduit elle ?

Les hypothèses :

L'auteur met en lumière la FOMO (Fear Of Missing Out), une crainte omniprésente chez les gros utilisateurs des réseaux sociaux, caractérisée par le désir constant de rester connecté pour ne pas manquer les expériences des autres. Les études de Baker et al. (2016) montrent que cette peur est associée à une humeur négative, une faible satisfaction de la vie et des symptômes dépressifs. Przybylski et al. (2013) ont développé des outils pour mesurer la FOMO, tandis que Lai et al. (2016) ont identifié une corrélation entre la FOMO et l'activation d'une zone cérébrale spécifique, le gyrus temporal moyen droit, surtout lorsque les individus sont exposés à des images d'inclusion sociale.

Les résultats :

Ainsi des recherches récentes ont identifié une peur spécifique chez les utilisateurs intensifs des réseaux sociaux, appelée FOMO, qui les pousse à rester constamment connectés pour ne pas manquer d'expériences enrichissantes. Cette crainte est associée à des niveaux élevés de symptômes dépressifs et de mécontentement général, et des études ont permis de développer des échelles pour la mesurer ainsi que de mieux comprendre ses corrélats neurobiologiques, notamment une activation du gyrus temporal moyen droit lors d'expositions à des images d'inclusion sociale.

Idée 5 : Deux déterminants clé de la FOMO et du biais de comparaison sociale négative

La problématique :

Comment le besoin de popularité et le besoin de reconnaissance sociale motivent les socionautes à utiliser les RSN ?

Les hypothèses :

L'auteur explique que l'usage intensif des RSN peut être causé par un besoin de popularité et de reconnaissance sociale. Utz, Tanis et Vermeulen (2012) soulignent que le besoin de popularité (il s’agit du besoin d’être aimé et reconnu par le plus grand nombre) est un prédicteur puissant de cette activité, incitant les individus à adopter des comportements qui les aliènent visant à paraître populaires. Pour ceux se sentant exclus socialement, les réseaux sociaux offrent une plateforme pour compenser ce manque (Zywica, Danowski, 2008). De plus, le besoin de reconnaissance sociale pousse les utilisateurs à chercher des signes de validation, tels que les likes et les partages (Meshi et al., 2013). Ces données montrent comment les réseaux sociaux servent de mécanismes de compensation sociale et d'échange affectif, où les individus cherchent à combler leurs besoins psychosociaux et à obtenir une validation sociale, pouvant entraîner une dépendance et une quête incessante d'approbation en ligne.

Les résultats :

Ainsi l'auteur illustre à travers différentes études le fait que l'utilisation intensive des RSN est liée à un besoin de popularité et de reconnaissance sociale chez les utilisateurs.

Idée 6 : Des ruminations et émotions négatives toujours entretenues

La problématique :

Dans quelles mesures les deuils des internautes peuvent ils être impactés par les RSN ?

Les hypothèses :

L'auteur explique que les réseaux sociaux jouent un rôle complexe dans le processus de deuil. Une recherche qualitative menée sur les réactions des fans au décès de Michael Jackson a montré que, bien qu'initialement utiles pour obtenir des informations et partager des émotions, une utilisation prolongée des réseaux sociaux peut entraver la résolution du deuil. Retourner fréquemment sur les réseaux sociaux pour revisiter les pages des personnes décédées peut prolonger la phase de deuil en encourageant la rumination des pensées négatives, ce qui peut s'appliquer à d'autres situations de perte, telles que les ruptures amoureuses (Courbet, Fourquet-Courbet, 2012, 2014).

Les résultats :

Ainsi les RSN peuvent constituer un moyen pour les socionautes d'entretenir une relation fictive entre eux et leur perte rendant alors le deuil plus difficile à surmonter.

Idée 7 : Une perte de temps culpabilisante

La problématique :

Comment les RSN peuvent être l'origine d'une perte de temps culpabilisante ?

Les hypothèses :

L'utilisation intensive des réseaux sociaux peut engendrer un sentiment de non-productivité et de culpabilité chez les utilisateurs. Les études, telles que celle de Myrick (2015) sur les vidéos de chats, révèlent que bien que ces contenus puissent procurer un plaisir momentané, les socionautes peuvent ultérieurement ressentir de la culpabilité, associée à la procrastination et à une baisse du bien-être (Meier et al., 2016). De plus, les socionautes peuvent faire une "erreur de prévision affective" en espérant que l'utilisation de Facebook améliorera leur humeur, alors qu'en réalité, cela peut souvent entraîner des affects négatifs (Sagioglou et Greitemeyer, 2014).

Les résultats :

L'auteur explique alors que les RSN peuvent être à l'origine de sentiments de de culpabilité chez les socionautes qui passent alors beaucoup de temps sur les réseaux alors qu'ils pourraient faire d'autres choses à la place.

Idée 8 : Risques et affects négatifs liés à un smartphone omniprésent

La problématique :

Comment l'omniprésence et l'utilisation compulsive du smartphone chez les Français affectent-elles leur bien-être et leur perception du temps ?

Les hypothèses :

L'auteur met en évidence la prévalence croissante des smartphones dans la vie quotidienne des Français, avec une forte proportion d'individus les possédant et les gardant constamment avec eux. L'interaction entre l'utilisateur et le téléphone encourage des consultations fréquentes, créant ainsi une dépendance difficile à rompre pour de nombreux utilisateurs. Bien que ces habitudes ne soient pas toujours considérées comme des addictions pathologiques, elles peuvent néanmoins être perçues comme embarrassantes par certains, les faisant se sentir captifs de cette habitude. Les statistiques révèlent une fréquence élevée de vérification du smartphone, conduisant souvent à une utilisation prolongée et à des sentiments de perte de temps et d'insatisfaction. Enfin, le texte souligne que cette utilisation excessive du smartphone peut être associée à divers troubles psychologiques négatifs, ce qui invite à les examiner de plus près.

Les résultats :

Dans ce paragraphe, on comprend qu'il y a une nouvelle addiction qui se crée et qui est le plus souvent perçue comme néfaste par les utilisateurs de smartphones et dont il est difficile de s'en passer.

Idée 9 : La dépendance au smartphone

La problématique :

Comment évaluer et comprendre la dépendance au smartphone, en tenant compte des variations interpays et des différences d'âge, à l'aide d'outils de diagnostic tels que le Smartphone Addiction Inventory et l'échelle d'addiction au Smartphone ?

Les hypothèses :

Le texte souligne l'importance du smartphone dans la vie quotidienne des Français, avec une tendance à consulter les messages dès le réveil, même la nuit pour certains. Il met en lumière une dépendance croissante au smartphone, illustrée par des chiffres alarmants de dépendance chez les jeunes en Belgique et en France. Malgré le manque d'outils pour mesurer cette dépendance, des échelles récentes suggèrent que la recherche sur le sujet pourrait progresser dans les années à venir comme le « Smartphone Addiction Inventory » (SPAI, Lin and Chang, 2014) contenant 26 items et « l’échelle d’addiction au Smartphone » avec une version à 10 items pouvant être utilisée auprès d’adolescents (SAS-SV, Kwon et al., 2013).

Les résultats :

On retrouve ici encore une fois la dépendance aux smartphones qui est omniprésentes dans notre société et l'auteur présente de nouveaux outils qui permettent de mesurer cette nouvelle addiction qui vient perturber notre rythme de vie.

Idée 10 : Anxiété et nomophobie

La problématique :

Comment l'anxiété liée à la dépendance au smartphone et la crainte constante de son absence contribuent-elles à la nomophobie, et quelles sont les répercussions de cette phobie sur la santé mentale des utilisateurs de smartphones ?

Les hypothèses :

La dépendance au smartphone génère une anxiété importante lorsque les utilisateurs sont privés de leur appareil, qu'il s'agisse de perte, de mauvaise couverture réseau ou de batterie faible. Cette anxiété persistante conduit à la nomophobie, un trouble spécifique aux smartphones, caractérisé par des réactions physiologiques et psychologiques telles qu'une augmentation de la fréquence cardiaque. La nomophobie partage des similitudes avec les troubles obsessionnels et phobiques classiques, suggérant ainsi une perturbation psychologique similaire qui pourrait nécessiter une reconnaissance clinique formelle.

Les résultats :

Cette nouvelle dépendance dont l'auteur a parlé dans les autres paragraphes génère une anxiété dès lors que l'utilisateur ne possède pas tout les conditions optimales comme une perte de couverture réseau ou plus de batterie.

Idée 11 : Signaux fantômes et hallucinations sonores

La problématique :

Comment l'usage excessif du smartphone conduit-il à des phénomènes d'« hallucinations » sonores et de « signaux fantômes », impactant ainsi le bien-être des utilisateurs et soulevant des questions sur la perception de la popularité et l'interaction avec l'environnement sonore ?

Les hypothèses et résultats :

Une utilisation intensive du smartphone pourrait entraîner des erreurs d'interprétation des sons environnants, conduisant à des « hallucinations » sonores perçues comme des signaux du téléphone. De même, le besoin accru de popularité chez certains utilisateurs peut favoriser une hyper-attention aux signaux du smartphone, augmentant ainsi les perceptions de « signaux fantômes », sans que ces signaux soient réellement émis.

Idée 12 : Multitâche médiatique, symptômes dépressifs et anxiété sociale

La problématique :

Dans quelle mesure la pratique généralisée du multitâche médiatique, notamment avec l'utilisation croissante du smartphone, impacte-t-elle la santé mentale des utilisateurs, en contribuant à des symptômes dépressifs, de l'anxiété sociale et à un accroissement de l'impulsivité, notamment chez les adolescents ?

Les hypothèses et résultats:

L'utilisation répandue du smartphone dans le multitâche médiatique pourrait conduire à une détérioration de la santé mentale, en particulier des symptômes dépressifs et de l'anxiété sociale, comme indiqué dans des études antérieures (Becker et al., 2013). De plus, la pratique intensive du multitâche médiatique, notamment chez les adolescents, pourrait être associée à une augmentation de l'impulsivité, comme le suggèrent des recherches antérieures (Cain et al., 2016).

Idée 13 : Une FOMO exacerbée

La problématique :

Comment l'utilisation compulsive du smartphone contribue-t-elle à accroître la FOMO et l'anxiété chez les utilisateurs les plus actifs, et comment cette dynamique alimente-t-elle leur dépendance au smartphone ?

Les hypothèses et résultats :

L'utilisation compulsive du smartphone chez les utilisateurs les plus actifs pourrait aggraver leur FOMO et leur anxiété, puisqu'ils consultent fréquemment leur appareil par crainte de manquer des événements importants. Cette dynamique pourrait également intensifier leur dépendance au smartphone, créant ainsi un cercle vicieux où l'utilisation excessive alimente davantage le besoin de rester connecté pour éviter toute sensation de manque ou d'exclusion sociale. Ce processus pourrait être renforcé par une pression sociale accrue à rester constamment en ligne pour suivre les interactions et les activités des autres.

Mise en perspective

Les apports :

Dans le texte, les auteurs évoque très clairement l'addiction au smartphone, il en fait même un sujet principal de son texte. Cela rappelle le texte "Irresistible: The Rise of Addictive Technology and the Business of Keeping Us Hooked" par Adam Alter qui est qu'un psychologue et professeur américain. Dans ce livre, Alter explore comment les technologies modernes, telles que les smartphones, les réseaux sociaux et les jeux vidéo, sont délibérément conçues pour être addictives et comment cela affecte nos vies.

Les auteurs évoque aussi très clairement et précisément la peur de rater quelque chose (FOMO). Ils en font un sujet majeur de leur ouvrage en l'évoquant de différentes manières et le présentant sous différents angles. On peut retrouver ce principe FOMO dans d'autres ouvrages comme celui de Tonya Dalton s'intitulant "The Joy of Missing Out: Live More by Doing Less" où l'auteure encourage également les lecteurs à se déconnecter de la culture de la comparaison et du FOMO, et à embrasser le plaisir de manquer certaines choses pour mieux apprécier ce qui compte vraiment.

Un des points forts de ce texte est qu'il évoque très clairement tous les sentiments négatifs liés à la dépendance au smartphone en parlant de la nomophobie ou même des symptômes dépressifs. On ressent que les auteurs se sentent impliqués dans le thème et ils le mettent en avant. On en conclut qu'il y a une forme de dépendance affective qui se crée entre l'humain et le smartphone comme il pourrait y en avoir une dans un couple. Dans l'ouvrage ""How to Break Up With Your Phone: The 30-Day Plan to Take Back Your Life" qui a été écrit par Catherine Price. Le livre se concentre principalement sur la relation entre les individus et leurs téléphones, il aborde également les implications émotionnelles et psychologiques de cette dépendance.

Les limites :

Une des limites de ce texte est qu'il ne parle pas assez de la perte de temps lié au téléphone, il n'y consacre qu'un seul paragraphe et je pense pas que cela soit assez pour évoquer l'ensemble du problème. En effet, pour citer un ouvrage pertinent qui aborde le thème de la perte de temps due à la dépendance au téléphone est "Irresistible: The Rise of Addictive Technology and the Business of Keeping Us Hooked" (2017) écrit par Adam Alter. Bien que le livre ne se concentre pas exclusivement sur les téléphones, il explore en profondeur comment la technologie moderne, y compris les smartphones, peut devenir addictif et nous faire perdre un temps précieux.

De plus, il est important de noter que le texte de Marie-Pierre Fourquet-Courbet et Didier Courbet a été publié en 2017 il y a donc maintenant 7 ans, ce qui suggère qu'il pourrait ne plus refléter totalement la réalité actuelle. Au cours de ces 7 ans, les mentalités ont évolué, certaines fonctionnalités sont devenus obsolètes tandis que de nouvelles addictions ont émergé, ce qui signifie qu'il est nécessaire de prendre du recul par rapport aux informations présentées dans cet ouvrage. Il est essentiel de se tenir informé des évolutions survenues au cours de ces 7 années pour avoir une perspective plus complète et actuelle.

Glossaire

RSN : Réseau Social Numérique

DSM 5 : Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux

Socionaute : Personne active sur les réseaux sociaux, ou plus spécifiquement, un individu très engagé dans les interactions en ligne et les communautés virtuelles.

FOMO : La FOMO (Fear Of Missing Out) désigne une anxiété sociale liée à la peur constante de manquer des expériences intéressantes ou importantes lorsque l'on n'est pas connecté ou présent à certains événements, généralement amplifiée par les réseaux sociaux et les nouvelles technologies.

Prévalence : La prévalence représente la proportion d'individus présentant une caractéristique ou une maladie spécifique dans une population à un moment donné.

Nomophobie : Peur ou l'anxiété ressentie par une personne lorsqu'elle est incapable d'accéder à son téléphone portable ou lorsqu'elle est séparée de celui-ci pendant une période prolongée.

Lecture associée

Aboujaoude, E., Kuss, D. J., Yao, M. Z., & Leung, L. W. (2022). Online Psychology Beyond Addiction and Gaming : A Global Look at Mental Health and Internet-Related Technologies. Frontiers Media SA.

Tavolacci, M., Déchelotte, P., & Ladner, J. (2016). Mésusage du téléphone mobile et nomophobie chez les étudiants. Revue D’épidémiologie et de Santé Publique, 64, S254‑S255. Lien ici

Barrault, S., Durousseau, F., Ballon, N., Réveillère, C., & Brunault, P. (2019). L’addiction aux smartphones : validation française de l’échelle Internet Addiction Test-version smartphone (IAT-smartphone) et caractéristiques psychopathologiques associées. ˜L’œEncéphale (Paris. En Ligne)/˜L’œEncéphale, 45(1), 53‑59. Lien ici

Usage problématique d’Internet. (s. d.). HUG. Lien ici

Camet, S. (2017). Génération X. Lien ici

Alter, A. (2017). Irresistible : The Rise of Addictive Technology and the Business of Keeping Us Hooked. Penguin.

Dalton, T. (2019). The Joy of Missing Out : Live More by Doing Less. Thomas Nelson.

Price, C. (2018). How to Break Up With Your Phone : The 30-Day Plan to Take Back Your Life. Hachette UK.